Christophe Gondry « On assiste à une augmentation des budgets des marques autres que celles du TOP 10 »

    0
    181

    Nous publions aujourd’hui les résultats du TOP 10 du mois de juin. C’est l’occasion pour nous de faire un bilan des investissements publicitaire du premier semestre au Sénégal avec Christophe GONDRY, fondateur et directeur associé d’Omedia.

    En fin d’année 2016, les principaux acteurs voyaient une évolution positive du marché publicitaire pour 2017 au Sénégal. Qu’en est-il exactement ?

    Entre 2015 et 2016 nous avons observé une hausse des investissements publicitaires en TV, radio et presse de près de 15% (montants bruts). Les chiffres du premier semestre de 2017 ne laissent pas entrevoir une telle hausse pour cette année. La tendance observée est plutôt à la stabilité des montants de dépenses globales.

    Quels sont selon vous les facteurs explicatifs de ces évolutions.

    Les investissements publicitaires pour les 3 médias que nous étudions (TV, radio et presse) sont portés principalement par 5 grands secteurs : les télécommunications, les sociétés de transferts d’argent et dans une moindre mesure les établissements financiers, l’alimentaire et le secteur de l’entretien/hygiène/beauté. D’après ce que nous observons, la tendance du secteur des télécommunications (extrêmement concurrentiel), est plutôt à la stabilité de leur budget de communications médias, voire à une légère baisse. A moins d’avoir un nouvel acteur dans ce secteur ou dans celui des transferts d’argent je ne pense pas que le marché sera fortement à la hausse en 2017.

    Y a -t-il des disparités entre les médias que vous suivez ?

    La répartition du montant global des dépenses publicitaires entre les médias TV, radio et presse est pratiquement identique d’année en année. Toutefois on observe une légère baisse du montant investi en presse au profit de la TV. La part des investissements en radio est quasi identique chaque année.

    En télévision y a-t-il des changements dans la nature des annonceurs présents dans le TOP10 en 2017 vs 2016 ?

    La nature des annonceurs du top 10 en TV est assez constante. On y retrouve régulièrement un ou plusieurs opérateurs de téléphonie, une ou plusieurs sociétés de transfert d’argent ainsi que des marques de produits alimentaires. Nous pouvons par contre remarquer depuis 3 mois une baisse du poids de ce top 10 dans le global des montants investis. Ce qui indique une augmentation du nombre d’annonceurs ainsi qu’une augmentation des budgets des marques autres que celles du top 10

    Comment voyez-vous l’évolution au 2ème semestre ? y a-t-il des tendances déjà perceptibles ?

    A notre niveau d’informations, nous ne pouvons pas donner de tendance exacte pour le second semestre. S’il se maintient dans la lignée du premier, il n’y aura pas de réelle augmentation remarquable du marché publicitaire pour les médias TV, radio et presse.

    Omedia a annoncé récemment l’ouverture d’un bureau en RDC. Où en êtes-vous de votre développement en Afrique ?

    Nous venons en effet d’ouvrir un bureau à Kinshasa. Cela reflète notre volonté de mieux accompagner nos clients sur ce pays qui est très vaste mais aussi très compliqué à adresser. Grâce à ce cinquième bureau qui s’ajoute à ceux du Sénégal, du Mali, de Côte d’Ivoire et du Gabon, nous pouvons maintenant mieux couvrir les pays d’Afrique Centrale et consolider nos acquis pour une couverture panafricaine encore plus efficace et plus réactive.

    PARTAGER